Jeu de rôle : Qu’est-ce qui fait une « bonne » interaction ?

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Comme pour toutes sciences ou tout art, il y a une « bonne » façon de faire les choses, et une « mauvaise » façon de faire du roleplay. C’est la définition de ce qui est « bien » et de ce qui est « mal » qui varie d’un joueur à l’autre. Chacun a ses propres préférences : de la sélections de talents au choix d’équipement.

Il en va de même pour le roleplay. Tout compte, de l’expression en passant par la grammaire et le temps que vous choisissez d’utiliser pour écrire. Alors mettons les choses au clair : Il n’y a pas de « bonne » façon de jouer un rôle. La méthode avec laquelle vous êtes le plus à l’aise est celle qui vous convient le mieux. Il existe cependant des moyens de s’assurer que votre jeu de rôle est un bon jeu de rôle, quelle que soit la façon dont vous vous y prenez.

Interaction

L’interaction entre les personnages est l’épine dorsale du jeu de rôle. Pour faire simple, c’est l’acte de parler à un autre personnage ou groupe de personnages.  Les moments d’interaction peuvent être spontanés ou planifiés dans le cadre d’un roleplay de groupe. Dans tous les cas, vous parlez comme votre personnage, et vous écoutez et répondez aux gens comme vous pensez que votre personnage le ferait. Il n’y a pas de « mauvaise » façon d’interagir dans ces situations – il s’agit simplement d’une conversation, et de la façon dont vous pensez que votre personnage réagirait.

Les interactions peuvent être aussi simples que d’entamer une conversation avec un inconnu, jusqu’à des altercations ou des disputes animées. Dans les situations de groupe, il y a généralement beaucoup d’interactions entre plusieurs personnages en même temps. S’il n’y a pas de mauvaise façon d’interagir avec son personnage, vous devez garder à l’esprit certaines choses hors du personnage lorsque vous rédigez votre réponse.

Ne pas être dans la lune

Avant de répondre à une interaction avec un personnage, prenez une minute pour lire attentivement ce qui a été dit. Y a-t-il des informations importantes sur lesquelles votre personnage pourrait vouloir en savoir plus ? A-t-on posé une question ? Y a-t-il une question à laquelle il est susceptible de répondre, ou une question à laquelle il ne répondra pas ?

Les interactions sont des conversations, vous devez donc les traiter en conséquence. Votre personnage doit écouter ce qui se dit, faites également attention à ce qu’il fait. Où se trouve-t-il ? Se tient-il à l’autre bout de la pièce ou juste à côté de votre personnage ? Est-ce qu’il mange ou boit ? Font-ils attention à la pièce qui les entoure ou sont-ils concentrés sur votre personnage ?

Le sujet de la conversation est-il familier à votre personnage ? A-t-il besoin de demander des précisions sur le sujet ? Cette personne est-elle un étranger ou un ami ? La façon dont votre personnage connaît la personne à laquelle il parle aura probablement un effet direct sur la façon dont il lui répondra. Après tout, on ne raconte pas vraiment l’histoire de sa vie à un parfait inconnu.

Ne répondez pas à coté et … répondez !

Lorsque vous formulez votre réponse, vous devez garder tout ce qui précède à l’esprit. Si on a posé une question à votre personnage, répondez à cette question. Même si votre personnage choisit de ne pas y répondre, vous devez reconnaître qu’elle a été posée. Pour ce faire, vous pouvez simplement intégrer l’esquive dans une émote ou demander à votre personnage de changer brusquement de sujet et de le signaler. {PB}

Répondez à chaque détail pertinent pour votre personnage – si on lui offre à manger ou à boire, acceptez-le ou refusez-le. Si votre personnage a été touché ou a fait un geste, répondez au toucher ou au geste en conséquence. Il n’est pas nécessaire que votre réponse soit particulièrement longue.

L’important n’est pas la longueur, mais de montrer que vous avez lu ce que votre partenaire a dit et que vous êtes attentif. Les bonnes interactions se lisent comme une véritable conversation à laquelle les deux personnes participent. Si vous vous limitez à des réponses d’un seul mot, votre partenaire pourrait avoir l’impression que vous ne voulez pas du tout être là.

Tout ne tourne pas autour de vous

La chose la plus importante à retenir à propos des interactions est qu’elles sont à double sens. Il ne s’agit pas de faire « gagner » votre personnage, mais d’avoir une conversation. Cette conversation ne doit pas se concentrer uniquement sur un personnage plutôt qu’un autre – un jeu de rôle unilatéral n’est pas très amusant.

Faites attention à ce qui se dit. Votre partenaire peut faire des allusions à un grand secret, à un point de l’intrigue ou même à des informations personnelles intéressantes sur son personnage. Si vous ignorez ce qu’il dit, vous pouvez donner l’impression d’être égocentrique, comme si vous ne vous intéressiez pas du tout à son personnage. Cela fonctionne également dans l’autre sens : donnez à votre partenaire quelque chose à dire, afin qu’il n’ait pas l’impression de faire toute la conversation.

Les interactions peuvent être un peu agitées dans les grands groupes de personnes. Au lieu d’essayer de reconnaître tout le monde en même temps, concentrez-vous sur les personnes qui disent quelque chose à votre personnage ou qui font quelque chose en rapport avec ses intérêts. Vous n’avez pas vraiment besoin de répondre à tout le monde dans la pièce – sauf, bien sûr, s’ils sont tous là en tant que groupe pour interroger, arrêter ou s’occuper de votre personnage de manière significative. Mais même dans ce cas, vous pouvez généralement limiter vos réponses aux personnes qui s’adressent directement à votre personnage.

Soyez proactif

Une bonne conversation est, bien entendu, une voie à double sens. Vous ne devez pas vous contenter de répondre comme un perroquet à ce qui vous est dit. Donnez à votre partenaire quelque chose à quoi répondre à son tour. Il peut s’agir d’une question directe, d’un mouvement, d’un toucher ou de tout autre indicateur montrant que votre personnage est toujours investi dans la conversation.

Encore une fois, la longueur n’est pas le problème – vous n’avez pas besoin de donner à votre partenaire un court roman à lire. Mais une interaction efficace doit être un effort de va-et-vient entre deux parties. Comme dans les situations de combat, vous devez élaborer une réponse à ce qui a été dit, puis une réaction à laquelle votre partenaire peut répondre.

Bien qu’il soit agréable de voir l’introspection d’un personnage – un regard sur ce qu’il pense – cela ne compte pas vraiment comme une invite. Ce n’est pas quelque chose que le personnage de votre partenaire peut voir ; il ne peut pas lire dans les pensées, après tout. De ce fait, il ne peut pas non plus y répondre. Cependant, les émotions qui se lisent facilement sur le visage, la posture ou l’attitude générale peuvent servir d’indications. Bien sûr, ce ne sont pas des mots prononcés, mais ils sont facilement visibles, ce qui signifie qu’ils peuvent être intégrés dans une réponse.

Chaque interaction compte

L’interaction fait partie intégrante du jeu de rôle – chaque interaction compte, aussi petite soit-elle. Une interaction avec un autre joueur est l’occasion d’établir la voix de votre personnage. Vous devez profiter de ces moments pour faire savoir aux autres qui est votre personnage, et pour apprendre à connaître leurs personnages également. Les interactions réussies génèrent plus de roleplay, tandis que le fait d’être court avec les gens peut limiter les futures opportunités de roleplaying.

Gardez à l’esprit que vous n’avez pas besoin de faire de chaque conversation une interaction profonde et significative. Même si votre personnage n’a pas vraiment envie de parler à ce moment-là, cela vaut la peine de prendre une minute pour établir cela dans le personnage. Cela permettra à votre compagnon de jeu de rôle de savoir qu’il est reconnu, même si l’interaction est brève.

Il n’y a pas de « bonne » ou de « mauvaise » façon de jouer un rôle, mais vous devez traiter vos compagnons de jeu avec respect et gentillesse. Soyez inclusif dans vos interactions, prêtez attention à vos partenaires de jeu de rôle et assurez-vous que vous donnez autant que vous prenez. Un « bon » joueur de rôle n’a pas besoin d’écrire des romans pour être bon – il doit simplement s’impliquer et s’assurer que ses partenaires le font aussi.

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